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JEUX D'EPEE EN QUELQUES MOTS

Les Jeux d'épée sont à l'initiative du GRDT (groupement pour la recherche et le développement du taiji quan, association basée en Charentes) Ces jeux d'épée vous propose un stage estival  ouvert à tous de trois jours ; débutants, pratiquants d'arts martiaux internes et externes, il est consacré à la pratique des armes avec partenaire sous formes d'échanges codifiés et amicaux.

Publié par T.Lambert


 

Goro Masamune est l’un des plus célèbres forgerons du Japon, on lui attribue de très belles lames du style Soshu. Au début du 14ème siècle, il apporte une avancée technique révolutionnaire combinant deux types d’acier rendant la lame souple et résistante à la fois ; à cette époque les sabres étaient durs et cassants. A l’époque féodale, le forgeron créait des lames dans une atmosphère religieuse, en suivant un rituel précis, ce rituel s’inspirait du Shintoïsme

L
e Shintô primitif était un culte lié à la culture du riz, celui-ci s’étendra à l’ensemble de la nature vue comme un ensemble de forces et d’esprits, quelquefois appelée « religion des esprits » cette vision typiquement japonaise d’un monde réel et d’un monde surnaturel s’interpénétrant perdure encore dans la société japonaise même si l’influence des systèmes de pensée d’origine chinoise ont pu se forger une place auprès des japonais
Encore de nos jours, dans un certain nombre d’écoles d’arts martiaux japonaises, les membres de ces écoles traditionnelles participent à un culte shintô avant de s’adonner à leurs exercices ; c’est dans ce même esprit que O’Sensei Ueshiba pratiquait l’aïkido.

 L’âme du forgeron se reliait au sabre qu’il forgeait conférant à celui-ci aussi une âme. Sur ce sujet, une légende met en scène Masamune et un autre forgeron ; Murasana.
Masamune était de nature calme et sereine, pour Murasana, il en était autrement, il possédait un caractère violent et les lames qu’il produisait avaient la réputation d’être redoutables et même maléfiques. Quelqu’un voulant mettre en avant le lien entre les esprits des forgerons et leurs réalisations s’est plié à cette expérience. Il plaça un sabre de chacun des deux forgerons dans un cours d’eau, les feuilles entraînées par le courant glissaient le long de la lame du sabre forgé par Masamune, tandis que le sabre de Murasana coupait en deux toutes celles qui passaient à sa portée. Là-dessus, on a pu entendre ce commentaire ; la lame de Murasana est une lame terrible, celle de Masamune est simplement humaine…
  

SOURCES :
 
Les contes des arts martiaux Pascal Fauliot Spiritualités Vivantes Albin Michel
Le japon éternel N.Delay Découvertes Gallimard
     

A VOIR :
 
DVD Les arts martiaux ou l’esprit des Budô par Michel Random
 
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